les nuls ont peur du Mac

 mise à jour 21 mai 2004

à peu d'exceptions près, la profession informatique ignore (dans le meilleur des cas) ou déteste le Mac.

En fait, ils le craignent.

indépendance
peu de maintenance
moins technique
une longévité étonnante
peu de formation

Donc, des prescripteurs hostiles

la chasse au mac

 

et pour rigoler un exemple et un autre exemple

 

retour pourquoi Mac

 

l'indépendance des utilisateurs

Si la micro-informatique était au début une affaire de passioné, elle est devenue dans les années 80 un sujet de conflit de pouvoir dans les entreprises. Les cadres et les créatifs ont rapidement appris à maitriser l'engin, devenant par la meme indépendants du service informatique central.

Là où il fallait habituellement remplir une demande d'état absconse, en 3 exemplaires, suivant la voie hiérarchique, pour obtenir une semaine après un listing incompréhensible, un responsable d'unité pouvait, en quelques heures sur son tableur ou sa petite base de donnée, obtenir exactement les renseignements dont il avait besoin.

Les scientifiques, les ingénieurs, les ingenieux arrivaient sans trop de difficulté à monter des systèmes qui ridiculisaient en fonctionnalité et en cout les gros systèmes centraux. Les DI (Directeur Informatique), dont la plupart ont oublié de suivre la technique en se cantonnant dans l'administration de leur service, ont complétement laissé passer le coche. Ils commençaient à avoir du mal à justifier leurs investissements, leur personnel, voire leur existence auprès des DG (Direction Générale).

Le Mac, qui ne nécessite aucune formation initiale et favorise l'auto-apprentissage par sa convivialité, était le fer de lance de cette bataille de pouvoir.

Les Directeurs Informatiques voyaient donc dans la micro-informatique une remise en cause de leur métier. Les Beurks, par leur fonctionnement abhérant, nécessitent tout une équipe d'intervenants pour soutenir le moral des utilisateurs et rendent toute sa place au Service Informatique.

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peu de maintenance

Un Mac est généralement (il y a eu quelques exceptions, notamment dans les années 95-96...) une machine fiable et durable, facile à entretenir et faire évoluer.

En réa, nous avons des machines datant des années 87-88 qui fonctionnent 24h/24 et 365 jours par an sans problèmes majeur... et sans autre entretien qu'un coup d'aspirateur de temps en temps. Certaines sont passées progressivement du système 6,0,7 au 7,5,0 sans aucune modification.

La mise en place de la machine, le changement d'un disque dur, la mise à jour d'un logiciel, le passage à une version plus récente du système, l'augmentation de la mémoire sont des opérations durant généralement entre 10 et 30 minutes.

Les services techniques installant des Beurks facturent généralement 1/2 journée par machine pour ces interventions. On comprend qu'ils n'aiment pas trop les Mac : ce serait le chomage.

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moins technique

Avec un Mac, la mise en place d'un réseau, d'une imprimante, ne nécessitent pas des maneuvres compliquées, des paramètrages dans 25 logiciels différents. Un Mac, ça se pose, ça se branche, personne ne se pose de question.

Les dysfonctionnements des systèmes PC sont si nombreux, si difficiles à résoudre qu'une kyrielle d'officines se sont spécialisées dans l'expertise, le SAV et l'intervention sur site. Cherchez bien, vous ne trouverez presque rien de tout ça dans le monde Mac. Inutile. Les "experts" sont presque tous de simples utilisateurs.

Pas besoin d'expert, pas besoin d'audit (quelle boite d'audit connait le fonctionnement d'un Mac ?).

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Peu de formation

D'une façon générale, l'utilisation du Macintosh et des logiciels qui vont avec est intuitive. Les utilisateurs se forment souvent tout seuls. Les dépense de formation sont minimes, et les entreprises offrant des stages de formation sur Mac sont peu nombreuses, elles ont du mal à vivre. On pourrait croire que c'est bon signe, pour l'utilisateur.

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Une durée de vie supérieure

Les utilisateurs de Mac sont généralement content de leur machine et ne cherchent pas à la changer. On trouve encore énormément de machines ayant 10 ans d'age et plus, que les utilisateurs ne ressentent pas le besoin de changer. Evidemment, sur le plan commercial, ce n'est bon ni pour Apple, ni pour les fabricants de pièce détachée, ni pour les éditeurs de logiciels, ni pour l'ensemble du commerce informatique.

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comment peux-t-on encore acheter des Macs ?

Une machine qui demande moins de formation, moins de maintenance, qui dure plus longtemps, qui tombe rarement en panne, qui au total coute moins cher, pour un gestionnaire, c'est le rêve ! Mais avant d'acheter, le gestionnaire demande l'avis des gens compétents : experts, auditeurs, Directeur Informatique.

Avec des Directions Informatiques hostiles, des commerciaux et des SSII qui gagnent leur vie en vendant du PC, et si possible du mauvais, des experts qui ne connaissent que le PC (et pour cause...), de multiples revues qui survient en faisant espérer à l'utilisateur inquiet qu'il arrivera enfin à maitriser sa machine, c'est l'ensemble de l'industrie informatique qui se dresse contre le Mac.

Les pseudo-arguments sont nombreux. La vérité, c'est que personne, dans l'industrie informatique, ne veut d'un outil qui ne leur rapporte pas grand chose.

Apple, en choisissant de faire du Mac un outil au service de l'utilisateur, en en faisant délibérement disparaitre l'aspect "informatique informaticienne", a joué une mauvaise carte tactique. Avec le PC, les informaticiens ont repris le dessus.

Si les gestionnaires ne reprennent pas la barre, c'est cuit pour les utilisateurs. L'informatique est un outil : c'est l'utilisation qui va en être faite qui devrait commander, et non le fournisseur du service (en l'occurence l'informaticien, qui doit rester un prestataire de service, et pas un décideur).

Le problème des décideurs est toujours le même : prendre en compte les conflits d'interet des conseils.

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 La chasse au Mac

Quand le Directeur Informatique d'une entreprise a décidé de se débarrasser des Macs qui le gène, et auxquels bien souvent il ne connait pas grand chose, il a souvent du mal : les utilisateurs y sont généralement attachés. Il lui faut généralement utiliser une tactique de longue haleine, mélant intox auprès de la direction générale, encerclement par les services non encore informatisés puis choix délibéré de techniques non compatible, amenant au non renouvelement des Macs en fin de vie. Le problème, c'est qu'un mac, ça a la peau dure... et ça résiste longtemps ! Pour une description plus complète, lisez LA GRANDE CHASSE

L'argument le plus ridicule (et le plus entendu également) est le phantasme d'homogénéité du parc. Quoi de plus inhomogène, au bout de 3 ans d'évolution, qu'un parc Beurk mélant Pentium I, II et III avec 8 sous-versions différentes de W95, W98, W00 !!!

Mort De Rire

On entend aussi des médisances sur le mac, auxquelles il est facile de répondre ; mais il faudrait connaitre le sujet !!!

Un argument parfois encore entendu serait qu'Apple n'a survecu que grace au soutien de Microsoft. Une mise au point clarifie la situation.

exemple :sur le Beurk du service

pendant plus d'un an, nous n'avons jamais pu voir l'environnement réseau. Pourtant, le réseau fonctionnait à peu pres. Chaque fois qu'un "vrai" informaticien passait, il se grattait l'occiput, explorait quelques tableaux de bord, et nous disait de rafraichir plusieurs fois la fenetre, en attendant ça viendra, avec Windows c'est un peu bizarre...

Finalement, le grand chef s'est déplacé, au bout d'une heure d'exploration des sous-onglets il a fini par trouver que je ne sais quel browser n'était pas activé... Rien dans la prétendue aide en ligne du Soupirail n'avait pu nous aider.

Un problème qu'on n'arrive pas à imaginer sur Mac.

 

un exemple, cité par un informaticien formé sur PC (avec l'orthographe originale).

EX : Le Ministère des affaires sociales et des magouilles pas croyables, 10 000 bécannes, où j'ai fait mon service (à l'assistance technique, qui gérait aussi les achats/renouvellements)...

Chaque année (j'ai fait un service long !), il fallait acheter plus d'ordinateurs, car ces derniers étaient de moins en moins chers, or, dans un quelconque *Truc-pour-lequel-vous-payez-des-impôts*, chaque fois que le budget d'une année n'est pas dépassé, celui de l'année d'aprés est réduit

Il faut donc dépenser, dépenser, dépenser. Les macs, ce n'est que vers la fin de mon service que j'ai découvert par hasard qu'il y en avait (et même beaucoup), car

(1) Ils ne tombaient jamais en panne

(2) On n'en achetait plus depuis des années.

Donc, dans l'idée des budgets en augmentation, le mac était une moins bonne affaire que le PC, car sur PC, les utilisateurs demandaient sans cesse à être modernisés/mis à jour, tandis que les classic, SE etc... doivent toujours y tourner.

à noter : ce n'est pas le prix qui motivait les achats, car les PC étaient de marque Hewlett Packard (très bons PCs à l'époque, soit dit en passant : propres comme des macs à l'intérieur, etc.), càd le même prix que les macs qu'on aurait acheté à l'époque.

Je ne crois pas avoir le droit d'en raconter plus :-)

Dimanche 22 Juin 1997 11:22:56

|____Jean-noël, Nathalie, Hannah et Gabriel Lafargue____|

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