la description fait suite à un débat animé :
> > A l'Institut Pasteur, les administratifs utilisent presque exclusivement> > des PCs. En revanche dans les labos, le parc est essentiellement Mac (75
> > % à vue de nez).
> Tiens, c'est amusant ça ! Pourtant, on dit souvent que le PC est
> incontournable dans la mesure (c'est d'ailleurs l'origine du Thread).
> Qu'est-ce qui a justifié le choix du PC pour l'administration alors que
> le reste de l'entreprise est Mac ?
J.P. DELWAULLE explique alors :
Le scénario est classique, et s'est déroulé dans plein de boites, moyennes ou grandes :
1) Des gens qui ont besoin de micro-informatique d'achétent des Mac (sur divers budgets, y compris informatique), se débrouillent entre eux sans déranger personne. Tout se passe bien, avec un maximum d'efficacité. Quelques utilisateurs particuliérement doués jouent un rôle de coordinateurs informels entre utilisateurs adultes.
2) Quand le réseau devient un peu complexe, la direction embauche un "directeur informatique" (version "boite moyenne") ou la direction informatique obtient de "rationaliser" tout ça (version "grosse boite"). En général, les réseaux servent de cheval de Troie.
3) La stratégie d'encerclement peut commencer : le réseau Novell est déclaré plus performant qu'Ethernet, les logiciels "préconisés" n'existent que sur Beurk, etc. Le "spécialiste" désinforme ex-cathédra.Tous les moyens sont bons pour empêcher la portabilité.
4) Dans le même temps, tous les gens sans défense (secrétariats, services administratifs...) sont équipés autoritairement en Beurk (axiome : dans une grande surface comme au service informatique, si vous ne savez pas ce que vous voulez, on vous vendra un beurk).
A ce stade, on n'inquiète pas les mécreants qui savent ce qu'ils veulent, mais on désinforme un max la DG sur "le coût elevé" du Mac, notamment en mentant sur les couts d'auto-formation. (re-axiome : pour un directeur informatique, c'est "le PC" pour ce qui marche et "les micro-ordinateurs" pour ce qui ne marche pas).
5) Quand il y a beaucoup de beurks, utilisant des logiciels choisis pour être incompatible avec le Mac, sur un réseau choisi pour être incompatible avec le Mac, il ne reste plus qu'a invoquer "le manque de compatibilité du Mac" et "les économies d'échelles" pour commencer à interdire les Mac, d'abord insidieusement (seules les fortes têtes osent encore acheter des Mac), puis ouvertement.
Quelques mensonges à la DG, toujours crédule, aident a faire passer la chose.
6) En principe, à ce stade, le directeur informatique dirige plusieurs dizaines ou centaines de "déplanteurs de Beurks", "chasseurs de virus", "installeurs de Microsoft". L'utilisateur, incapable de faire quoi que ce soit seul, n'est plus qu'un "informatisé", comme en 1970.
Et tout le monde trouve ça normal, naturel et inévitable.
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